dimanche 21 novembre 2010

Illustrations de "Archispell"

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Poursuivons donc par la présentation des illustrations du recueil "Archispell".
Cette fois et pour continuer dans l'art pictural, il s'est agi de reprendre deux tableaux d'un peintre du XIX eme siècle : Arnold Böcklin.(http://www.arnoldbocklin.com/).
Ile de la mort et Ile de la vie se mêlent en un jeu de miroir (décidément!) pour former un archipel, un archispell. Un archipel commence à deux et là avec les reflets cela fait quatre. Penser donc aussi à l'autoportrait de Böcklin où, dans son dos, un squelette joue du violon. Ma poésie, aussi, est faite de cela. Par delà la matière aussi colorée et répandue soit-elle, on entend une mélodie, un rythme entêtant, presque insaisissable, qui vous entraîne. 

Les illustrations intérieures sont des aperçus de créations graphiques qu'on pourrait qualifier sans doute maladroitement d'abstraites. Elles sont issues d'une série de plusieurs dizaines de dessins nommés "Desseins?" qui, d'ailleurs, n'ont pas été montré et édité autrement que sur le web. Y règne  le monstrueux et la beauté de la métamorphose (et) de l'indéterminé. Faut-il y voir (entendre) une musique entêtante qui vous entraîne dieu sait où? En tous cas, dans un au delà des mots et de leur sens.
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Illustrations de "Ménines Miennes"

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Pour continuer de présenter comme il faut l'édition des deux recueils de textes poétiques, je dois aussi parler des illustrations miennes sur les couvertures et dans les livres.
Sur les couvertures de "Ménines Miennes", j'ai repris le célèbre tableau de Vélasquez. Pour la première de couverture, j'en ai extrait le chien, cette figure ne réagissant pas, calme, endormie, parti dans son monde onirique, ne (se) regardant pas (dans) la réalité (celle du miroir), ne s'y comprenant pas, animal, en dehors et de son rôle et du contexte de l'intelligence, de la cosa mentale. Innocence, vérité, authenticité?
Pour la dernière de couverture, j'ai inversé l'image du tableau mais, certains petits malins, l'auront remarqué, j'ai fait en sorte de laisser le peintre droitier. Des hypothèses disent que le tableau a été conçu au vu du reflet de la scène dans un miroir mais effectivement les droitiers restent droitiers et des reflets de couple royal viennent s'insérer venant d'où on ne sait. Tout à l'heure je parlais d'inversement et d'imbrication, d'authenticité devenue autre; cela n'est pas un hasard!

Les illustrations intérieures sont des vues de mes manuscrits qui sont devenues de vraies créations graphiques et cela pour certaines intentionnellement. Et là encore, on peut parler d'authenticité et de vérité confrontées aux perturbations de la création, du vouloir montrer. Celles en couleurs, en particulier, montrent bien la genèse du texte par le biais de plusieurs passages représentés par des couleurs différentes. Ratures, renvois, rajouts, hésitations, notes etc. deviennent poésie (autrement dit pour moi, action poétique)! Le texte "définitif" en lui même est trompeur avec sa face proprette et des choix de convenances et de concessions, il n'est jamais qu'un aperçu à redéfinir tant par l'auteur que par le lecteur.
Cette façon de travailler la poésie en valorisant le manuscrit est un travail que j'ai commencé à faire et que je vais développé sur des grands formats à taille humaine et aussi par le biais de tablette graphique et de capture vidéo d'écran.
J'attends aussi qu'on me donne les moyens pour m'y consacrer; aie, on peut attendre longtemps et crever la bouche ouverte, desséchée à ne plus pouvoir mot dire et sans pouvoir humecter son palais (intérieur) de la rosée de la reconnaissance, bienfaitrice et revigorante
.             mastin

Edition de textes poétiques

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J'ai publié cette année, aux Editions Jentilak, deux ouvrages de textes poétiques : "Archispell" et "Ménines Miennes".
En tout, cela fait plus de 500 textes (ce qui ne veut pas dire grand chose pas plus que certains de ces textes ne veulent dire grand chose!...). En fait, cela représente tous les textes (à tendance - quelle précaution prendre?) poétiques, que j'ai pu écrire jusqu'en mai 2010. Et ils sont là pratiquement dans leur ordre chronologique, comme dans un journal intime. J'y viens. Je mentirais si je disais qu'il n'y a eu aucune sélection de faite car j'ai du en écarter 5 ou 6 à tout casser. Je tenais à ce qu'il y ait une certaine authenticité là-dedans même si cela peut nuire, a priori, à une homogénéité ou à une force constante. J'aurai pu les appeler "Dents de scie", "Montagnes russes" ou, comme la citation de R. Char l'indique, "Vagues et creux de vagues"!

Evidemment quand je parle d'ordre chronologique et qu'on jette un oeil sur la numérotation des pages, on reste perplexe. La simplicité ne semble pas de mise ici, et pourtant! Non seulement, la numérotation est inversée et en partie négative mais en plus les deux ouvrages en sont liés et imbriqués. Pour ce qu'il en est de l'inversement, je l'ai présenté comme je dispose mes manuscrits : le plus récent au dessus des autres. Pour moi c'est logique et important. Autrement dit, le lecteur qui commence par la première page lit les textes les plus récents du livre et il remonte donc dans le temps en creusant, en fouillant couche après couche, feuille après feuille, le sol, le substrat du livre.

Pour ce qu'il en est de l'imbrication, elle s'explique ainsi :  la deuxième partie du second livre ("Ménines Miennes") comprend mes poèmes de jeunesse, les premiers que j'ai jamais écrits. Je ne pensais pas les éditer car je les considérais naïfs pour ne pas dire idiots, ce qu'ils étaient vraiment. Rimbaud s'en retourné encore dans sa tombe et je crois même qu'il en serait sorti pour en faire une autodafé! Alors je me suis soumis à un exercice particulier qui m'a passionné et qui a été de les reprendre, de les remanier un par un en gardant une base. Est-ce une réussite? J'estime qu'il y en a pas mal à être devenus vraiment intéressants. Donc effectivement, l'authenticité initiale en a pris un coup et a laissé place à une autre; d'où la numérotation spéciale, négative nous plongeant dans un passé égratigné ou gratifié de l'avoir extrait des limbes où il se trouvait.

Voilà donc quelque chose de complexe mais pas tant et patent et épatant(?), simple si on veut bien le comprendre. On pourrait dire la même choses des textes et, ma foi, certainement de moi!

samedi 20 novembre 2010

Expo perso à la Galerie du Lavoir, Rennes, 35

Dans la galerie du Lavoir : d'un coté, la pomme, le verger et le cidre; de l'autre coté, des linges en train de sécher.
Le premier sujet traite d'un fruit et de tout ce qu'on peut en tirer de biens, de beau et de bon et d'un lieu de production comme Monet a pu s'intéresser aux meules de foin ou comme van Gogh à des champs de blé. Si cela permet d'y développer une esthétique et un imaginaire, cela permet aussi de parler d'un positionnement de l'artiste dans la société: à l'intérieur et à l'extérieur alternativement ou en même temps. Dans cette continuité, Rémy Verneuil a commencé un travail sur les zones industrielles!
Le second sujet traite, cette fois, d'un thème plus intime qui concerne la cellule familiale, son intimité et son fonctionnement micro-social. Pour poursuivre dans la référence à la peinture, on pourrait parler des scènes intimistes de Degas mais sans les personnages ou de ses blanchisseuses mais sans les blanchisseuses et leur rôle de travailleuses. En fin de compte pourquoi ne pas y voir des natures mortes d'où toute chair est extraite, ne laissant que l'emballage! Pourtant ce contenant vide -le vêtement-, si le spectateur veut bien en revêtir son imaginaire, parle de l'humain. Dans cette continuité-ci, Rémy Verneuil travaille actuellement sur le thème des jouets d'enfants.

Exposition à la galerie du Lavoir, Rennes, 35

du 15 nov. 2010 au 8 janv. 2011



Je suis Photographe Artiste Auteur. Dans cette dénomination officielle du métier de photographe d'art, on trouve des termes qui me correspondent par ailleurs. En effet, je suis aussi artiste plasticien et numérique ainsi que auteur de textes poétiques et de nouvelles. Il faudrait ajouter illustrateur et éditeur.

J'ai une formation initiale d'Ecole des Beaux-arts et ai fait jusqu'alors 36 métiers. Tout comme dans mes activités artistiques ou professionnelles, dans ma pratique photographique on retrouve une certaine diversité tant de moyens que de de sujets : des reportages, des photomontages, des paysages et des thèmes particuliers.